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A l’Assemblée nationale, l’inexorable normalisation du Rassemblement national après l’obtention de deux vice-présidencesAprès une journée mouvementée dans tous les groupes politiques, mercredi, les députés d’extrême droite Sébastien Chenu et Hélène Laporte ont été élus dans le collège des six vice-présidents.
POLITIQUE A l’Assemblée nationale, l’inexorable normalisation du Rassemblement national après l’obtention de deux vice-présidences Après une journée mouvementée dans tous les groupes politiques, mercredi, les députés d’extrême droite Sébastien Chenu et Hélène Laporte ont été élus dans le collège des six vice-présidents. Par Jérémie Lamothe, Mariama Darame et Sarah Belouezzane Par Jérémie Lamothe, Mariama Darame et Sarah Belouezzane Par Jérémie Lamothe, Mariama Darame et Sarah Belouezzane Aujourd’hui à 05h18.Lecture 5 min. Article réservé aux abonnés Les députés RN Hélène Laporte et Sébastien Chenu, élus vice-présidents de l’Assemblée nationale, répondent à des journalistes dans la salle des Quatre-Colonnes, à Paris, le 29 juin 2022. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE » Un condensé de tous les dilemmes politiques du quinquennat. Dans la bataille pour les postes stratégiques du bureau de l’Assemblée nationale, la deuxième journée de la 16e législature à l’Assemblée nationale, mercredi 29 juin, a préfiguré de la teneur des affrontements à venir dans un Hémicycle fragmenté en dix groupes. Lire aussi : Législatives 2022 : une situation inédite pour l’Assemblée nationale sous la Vᵉ République Au terme de cette séance, le Rassemblement national (RN) a obtenu pour la première fois de son histoire deux vice-présidences à l’Assemblée, pourvues par le député du Nord Sébastien Chenu et l’élue de Lot-et-Garonne Hélène Laporte. En récoltant respectivement 290 et 284 voix, les députés d’extrême droite ont été élus dès le premier tour grâce à des votes de la majorité et de la droite, dans un scrutin à bulletin secret. Un nouveau succès. Les nouveaux députés de la 16ᵉ législature élisent les membres du bureau de l’Assemblée nationale, à Paris, le 29 juin 2022. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE » Après l’élection de 89 députés – et la constitution du plus important groupe d’opposition –, cette élection à la vice-présidence de deux députés RN valide le processus de normalisation quasi achevée du parti de Marine Le Pen. Un scénario que redoutaient les parlementaires de la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale (Nupes), qui n’ont cessé d’accuser, toute la journée, les membres de la coalition présidentielle d’être « le marchepied » dans cette accession des élus RN à des postes à forte symbolique politique. Lire aussi : A l’Assemblée nationale, une semaine décisive pour le partage des postes-clés entre les oppositions et la majorité « Un accord passé entre LRM, LR et le RN » Au lendemain de l’élection de la députée La République en marche (LRM) des Yvelines Yaël Braun-Pivet au perchoir, la répartition des postes du bureau de l’Assemblée était donc au menu du jour : six vice-présidences, trois postes de questeurs, chargés du budget du Palais-Bourbon, et douze secrétaires. Comme le stipule le règlement, Mme Braun-Pivet a réuni à 9 heures tous les présidents des groupes parlementaires pour négocier la répartition des postes, sur la base d’un système à points mis en place en 2017 par la majorité, censé garantir une juste représentation des équilibres politiques à l’Assemblée nationale. Lire aussi : Yaël Braun-Pivet entre dans l’histoire comme la première femme élue à la présidence de l’Assemblée nationale Or, très vite, les négociations ont déraillé. Un accord a pourtant bien existé dans la matinée : deux vice-présidences pour la majorité, deux pour la Nupes et deux pour le RN. Mais au moment d’attribuer les postes de la questure, la majorité a défendu la candidature du questeur sortant de l’opposition, le député Les Républicains (LR) Eric Ciotti (Alpes-Maritimes), contre le candidat plébiscité à gauche, le député La France insoumise (LFI) Bastien Lachaud (Seine-Saint-Denis). Peu avant 14 heures, les « insoumis » ont dénoncé à l’unisson « un accord passé entre LRM, LR et le RN ». « Ils ont exclu la Nupes de la questure alors que nous sommes la première force d’opposition et qu’un poste de questeur revient à l’opposition. Pourquoi se mettent-ils d’accord pour sauver Eric Ciotti ? », s’interroge M. Lachaud. La Nupes – LFI, le Parti socialiste, les écologistes et les communistes – pâtit de son organisation qui ne résiste pas à la réalité du règlement de l’Assemblée nationale, où seuls existent les groupes parlementaires. Or LFI et ses 75 députés pèsent moins que le RN. Ce que n’a pas manqué de souligner Marine Le Pen, mercredi soir : « Ils ont un fonctionnement qui consiste à se considérer comme un intergroupe quand ça les arrange, tout en réclamant pour chacun des quatre groupes qui le composent les droits qui sont ceux d’un groupe. » Lire aussi : Comment le Rassemblement national cherche à se notabiliser par l’Assemblée « Le front républicain continue de se fissurer » En début d’après-midi, les élus écologistes ont troublé le jeu en présentant deux noms à la vice-présidence – Sandrine Rousseau (Paris) et Benjamin Lucas (Yvelines) – une minute avant la fin du dépôt des candidatures, fixé à 14 h 30. Une initiative solitaire, sans l’approbation de leurs alliés de la Nupes. L’objectif était d’opérer « une clarification » sur le positionnement de la majorité vis-à-vis du RN, assure le coprésident du groupe écologiste, Julien Bayou. S’ils n’ont pas obtenu le soutien de leurs partenaires à gauche, cette stratégie leur a permis de dénoncer les votes de la majorité en faveur du RN. « Le front républicain continue de se fissurer, estime la coprésidente du groupe écologiste, Cyrielle Chatelain (Isère). On est dans une déflagration politique et dans une recomposition extrêmement grave. » « On peut s’honorer de n’exclure personne, défend le député MoDem des Pyrénées-Atlantiques Vincent Bru. C’est le reflet de la composition de l’Assemblée nationale aujourd’hui. » Pour les élus macronistes, tout l’enjeu était de parvenir à préserver leur prééminence au sein du bureau de l’Assemblée nationale malgré leur majorité relative. « Si vous n’avez pas de majorité au sein du bureau, c’est impossible de fonctionner, justifie le député MoDem du Finistère Erwan Balanant. On a beau avoir une majorité relative, à un moment donné elle doit forcément devenir absolue. » A l’issue des votes, la coalition présidentielle et ses 250 députés sont parvenus à garder leurs postes à l’exception d’une vice-présidence, grâce au système à points, qui favorise la première force de l’hémicycle. Les deux questeurs de la majorité sont LRM, Eric Woerth (Oise) et Marie Guevenoux (Essonne). En outre, LRM a dû concéder ses vice-présidences à ses partenaires de la majorité, une pour le MoDem (Elodie Jacquier-Laforge) et l’autre pour Horizons (Naïma Moutchou). Comme à la fin de la précédente mandature, la majorité obtient sept postes de secrétaire. En attendant le vote pour la commission des finances A droite, les réactions étaient mitigées mercredi. Si LR parvient à conserver son poste à la questure avec M. Ciotti – qui a recueilli 367 voix, dont celles de la majorité et d’une partie du RN, conformément à l’accord de la matinée –, le parti a perdu la vice-présidence qui était occupée par la députée du Doubs Annie Genevard, qu’elle briguait à nouveau. « Malheureusement, nous ne sommes plus que le troisième groupe d’opposition et on n’a pas eu le droit de conserver toutes ces fonctions », explique le président du groupe LR, Olivier Marleix. Il n’empêche, une fois le résultat connu, Mme Genevard avait du mal à cacher son agacement. « Je déplore cette situation, confie-t-elle. Je pense que c’est regrettable politiquement car ça participe à la perte de visibilité de LR. » Au sein du groupe, ils étaient nombreux à fustiger ce choix, certains se disant même « furieux », « décontenancés », estimant que politiquement, il aurait été plus judicieux d’opter pour la vice-présidence qui donne un rôle central dans l’animation des séances et la détermination de l’ordre du jour. A droite comme dans la majorité, l’idée de laisser à un questeur « insoumis » la gestion d’une partie des 540 millions d’euros de budget de fonctionnement annuel de l’Assemblée nationale a également pesé. Lire aussi : Bataille pour les postes-clés à l’Assemblée nationale : les dilemmes du RN et de LR Au-delà de ce scrutin mouvementé, une autre échéance était dans toutes les têtes : l’élection, jeudi, de la présidence de la commission des finances. Ce poste, réservé à un membre de l’opposition, est convoité par Véronique Louwagie (LR, Orne), Jean-Philippe Tanguy (RN, Somme) et Eric Coquerel (LFI, Seine-Saint-Denis). Face aux attaques venant de la droite et de la majorité, ce dernier a tenté de rassurer ses homologues. « Je ne bloquerai pas l’institution », tout en prévenant qu’ils devront « s’habituer à avoir un président de la commission des finances réellement dans l’opposition ». M. Tanguy a lancé un appel aux députés LR, dont les voix pourraient être décisives. « En votant pour moi, ils vont réaffirmer à leur électorat qu’ils sont toujours de droite. » Mme Louwagie renvoie pour sa part la balle aux députés de la majorité, « qui détiennent les clés » d’un scrutin dont ils ont acté leur retrait, comme le veut la tradition : « Ce sont eux qui porteront la responsabilité de l’issue du vote », prévient-elle, à la veille d’une journée qui s’annonce houleuse. Jérémie Lamothe, Mariama Darame et Sarah Belouezzane DANS LA MÊME RUBRIQUE A l’Assemblée nationale, la Nupes à l’épreuve de la lutte des places Aujourd’hui à 01h48 Assemblée nationale : Alexandre Vincendet, un des visages de la relève de la droite lyonnaise Hier à 19h00 Assemblée nationale : Lysiane Métayer, l’« héritière » bretonne de Jean-Yves Le Drian Hier à 18h15 A l’Assemblée, le Rassemblement national obtient deux des six vice-présidences, la Nupes dénonce un arrangement avec la majorité présidentielle Hier à 21h26 Dans quels groupes politiques siègent les 577 députés de la nouvelle Assemblée nationale ? Hier à 18h41 Assemblée nationale : les dix groupes parlementaires de la 16ᵉ législature Hier à 15h46 CONTRIBUTIONS Bienvenue dans l’espace des contributions Pour améliorer la qualité des échanges sous nos articles, ainsi que votre expérience de contribution, nous vous invitons à consulter nos règles d’utilisation. Voir les contributions